Les “vaccins” à ARNm pour les nuls

Je viens de commencer à comprendre un peu comment ça marche le fonctionnement du vaccin à ARN-m et en fait c’est pas vraiment un « vaccin » comme on l’entend d’habitude. C’est intéressant.

En gros si je résume a un niveau évidement trop simpliste : on injecte dans le corps le schéma d’un truc à fabriquer, c’est à ça que sert l’ARN, c’est à dire qu’en gros on injecte dans le corps un tutoriel pour fabriquer une certaine protéine, et le corps la fabrique. Et donc c’est mentir de dire aux gens ça modifie l’ADN, car c’est pas le cas.

En gros l’ADN c’est la base de données naturelle/normal de tout le corps, qui ensuite est transformé en ARN qui est genre le programme qui va transformer ça en « recette » pour le corps derrière. Et donc la base de données globale (ADN) on y touche pas, la on met juste un tutoriel en plus, comme un patch par dessus, et on fait fabriquer un nouveau truc au cours.

Et donc si j’ai bien compris là dans le cas du truc pour le covid, le concept c’est qu’on fait fabriquer une protéine qui est en partie présente dans le covid, et derrière le système immunitaire lui il comprend pas, il a pas ça dans la BDD, genre un peu comme un antivirus il voit qu’il y a un truc pas normal, et donc il se met à fabriquer des trucs pour niquer cette protéine, alors que c’est le corps qui l’a fabriquée, et comme après y’a des anticorps contre cette protéine, quand le covid arrive, y’a déjà des anticorps contre une protéine contenue dans le virus, et donc ça commence à le détruire direct avant qu’il s’installe pour de vrai.

Donc ça si j’ai bien compris c’est le fonctionnement d’un « vaccin » à ARNm. Et donc après d’après ce que j’ai lu, la protéine qu’on fait fabriquer avec le « hack » via ARNm (le concept est stylé hein je dis pas le contraire », et bah cette protéine elle est courte en faite, elle est pas «discriminatrice» de manière hyper significative, ce qui veut dire que en gros elle a des points communs avec une protéine d’une virus, pas en entier mais voilà ça marche bien, en niquant cette protéine ça marche bien, 90% d’efficacité, c’est cool.

Après apparemment l’efficacité à long terme est très limitée car justement cette protéine là sur le virus (sur 5 au total je crois), celle ci elle change avec le temps/elle évolue. Et donc si elle change trop et que les morceaux de cette protéine qui sont sensibles aux anticorps qu’on a fait crée par le hack ARMn, bah si ça se trouve au bout d’un moment le virus les a plus et il peut te niquer.

Et en gros encore une fois si j’ai bien compris hein (j’affirme rien, je raconte ma pensée à un moment “t” c’est tout), y’a des mecs qui sont déjà entrain de faire une sorte de upgrade V1.2 du hack ARNm pour cibler en plus à la création d’anticorps contre une protéine « N » du vaccin, qui elle est beaucoup plus stable dans le temps sur le virus, et qui donc si le corps crée des anticorps contre elle, on cible + de trucs différents sur le virus et donc on accroît les chances de le niquer ET que ça dure dans le temps si le virus évolue pas sur cette protéine là.

Voilà ce que je crois avoir retenu la dessus. Et ce qui est hyper intéressant en plus de tout ça c’est que en fait, si j’ai bien compris, y’a au moins pendant un moment où c’est pas le hack de ARNm qui arrête de marcher dans le sens où il faut toujours effet, il fabrique toujours une protéine non normale, ce qui fait toujours que le corps produit des anticorps contre cette protéine, etc, c’est juste que le virus a changé et qu’il l’a plus lui.

Et j’imagine après que le truc a ARNm cesse d’agir à un moment, enfin j’espère. Sinon je me dis c’est hyper chelou de venir faire produire à son propre corps des protéines exogènes qu’il reconnaît pas, et contre lesquelles il va se défendre. Je me dis en gros si ça dure 1 an à produire ça, pourquoi pas, mais en vrai comment on sait quand ça s’arrête ?

Est ce que c’est genre le système immunitaire qui va réussir à détruire le ARNm ? Est ce que juste le truc s’épuise de lui même ? Ou alors il continue à tourner non stop ? Parce que si c’est le cas (et même si c’est pas le cas d’ailleurs), je me dis qu’il faut quand même faire gaffe car si ça s’arrête pas, on fabrique littéralement des genres d’humains dont volontairement par un truc extérieur à son propre ADN, le corps commence à produire des cellules qu’il est pas censé produire.

Parce que genre je me dis contre un virus inactivé, bon en gros c’est un corps extérieur, donc une fois éliminé ça va, forcément ça finit par être détruit, et y’a le truc de mémoire immunitaire etc. Je comprends le truc et c’est stylé.

Mais là je me dis qu’est ce qui se passe si le truc s’arrête pas et qu’on sollicite nous meme une réponse d’un truc qu’on produit nous meme, c’est genre pas une « maladie » auto Immune mais c’est genre un peu une « réponse immunitaire auto générée ».

Et pareil j’ai vu que ça fait genre très longtemps que des labos taffent sur cette tech là, et je me dis que donc c’est bien car ça veut dire que ça fait longtemps qu’il testent la tech etc, et là c’est juste cette protéine là qui est retenue mais en gros, en dehors de la réalisation concrète pour certaines protéines, la tech et le concept ça peut être utilisé pour 1000 trucs différents.

Et là apparemment c’est genre la première fois qu’on déploie ça à très très grande échelle cette tech. On passe de quelques milliers de patients par etude au max, à genre des centaines de millions, peut être des milliards. Et donc j’entends bien le truc de dire « nan mais gros ça va, c’est même pas une protéine, c’est quelques fragments d’une protéine ». Et genre c’est vrai, c’est que quelques fragments d’une protéine. Et y’a une part de moi qui se dit genre « factuellement si c’est 3 morceaux d’une protéine, y’a peu de chance que ça ait des gros effets néfastes sur la santé ». Et c’est probablement vrai.

Mais en vrai je me dis aussi que c’est quand même un peu de chaud de passer de milliers de patients à genre peut être plus d’un milliard d’un seul coup ? Qu’on vaccine toutes les personnes à risque avec un vaccin à virus inactivé, je dis pas, et la effectivement sur ce genre de truc tu vois direct si ça tue les gens ou pas, et tu peux adapter. Mais je me dis que dans les risques de maladies auto immunes liées à une stimulation potentiellement perpétuelle du système immunitaire (je pense pas hein, mais c’est un risque), c’est chaud non ?

Et aussi un autre truc soulevé c’est la similarité potentielle de ce morceau de protéine qu’on fait créer et contre lequel on crée une réponse immunitaire avec des trucs qui dans le corps pourraient potentiellement être utiles / importants, est ce que eux ils peuvent être impactés ou non, Pfizer ils ont dit publiquement que non, car justement la protéine est trop petite pour endommager quoi que ce soit d’autre qu’un virus.

Et c’est possible que genre d’autres protéines soient trop complexes pour être atteintes, à court moyen ou long terme, mais en vrai on sait pas.

Bref. Je crois avoir compris ça globalement.

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